Buenos Aires/ Montevideo


Vertigineuse ou provinciale, toute ville est un labyrinthe magique où on se rencontre et se perd. Comme sur un immense échiquier, nous sommes de simples pièces que des forces obscures déplacent selon des desseins qui nous échappent et que nous préférons attribuer au simple hasard. La ville est un territoire de passages, d'apparitions et de glissements imperceptibles. En marchant dans les rues de Montevideo, nous découvrons soudain que cette perspective qui s'ouvre devant nous est l'avenida de Mayo que juan Carlos Onetti arpentait au temps de sa bohême juvénile...
...Cet univers rigoureusement noir et blanc, habité par le silence et la désolation où l'on suggère que quelque chose de banal ou terrible vient ou va se produire. À l'intérieur de cette villa patricienne, maintenant en ruines et promise à la démolition, deux vielles contemplent la mer perdue de leur jeunesse...


Omar Prego